Nos dernières couleurs,
celles de nos printemps,
des moments de bonheur,
celles ou jamais un doigt,
s’agitant en parent
t’aurait dit ce qu’on doit,
Ni de tenir le rang.
Mais de toujours les dieux
Mettent à genoux les hommes,
Les obligeant des yeux
A désirer les pommes.
Et de leurs interdits,
De leurs pages de droit
Ils ont fait des taudis,
De ces si beaux endroits.
On fait marcher au pas,
On limite, on restreint,
On dit qu’il ne faut pas,
Nous mettant tous au train
Et moi qui ai connu
Des rues sans palissade,
Je sais que sont venus
Des demains bien trop fades.
Où tout est défendu,
Où vous vivez fichés,
Où vous serez pendus
Dés le premier péché.
Je ne crois plus aux lois,
Le seuil est dépassé,
Et c’est bien de mon doigt,
Que je vous dis assez !
Moietmoi décembre 2010