D'aprés la toile de Iannis Nikou " Prométhée"
A vouloir dépasser le père,
A se croire l’égal des dieux
Et à bouger tous les repères,
Même ceux provenant des cieux.
A savoir plus que le savoir,
Etre le maître de nos maîtres
Et nous imposer en devoir,
D’apprendre encore et de connaître.
Mais qu’est ce qu’il y a au bout
A espérer la perfection ?
Depuis qu’on a marché debout,
Nous courons vers la destruction.
A inventer l’inacceptable,
A refabriquer de l’humain,
On sait que c’est inéluctable,
On hypothèque nos demains !
Et sous le couvert de la science,
On change l’échelle du temps,
En se donnant bonne conscience
On se croit toujours au printemps
Avais tu bien vu Prométhée
Ce que deviendrait cette glaise,
Qu’en lui donnant quelques étés,
Tu lui donnais aussi les braises !
Et si bien sur, au lieu du foie
L’aigle t’avait mangé le cœur,
C’est par : il était une fois
Que commencerait le bonheur !
Moietmoi novembre 2010