Ne jugez pas trop le poète,
Sur tout ce qu’il a pu écrire,
Ses mots ne sont que des boëtes,
Dans le vaste océan du dire.
Quand de la première impression,
On a que le rythme d’un vers,
Est-ce assez en information,
Pour en jauger tout son envers ?
Ne pas avoir le non verbal,
Ni sa tenue, ni sa silhouette,
Avons-nous là le principal,
Pour avoir toutes ses facettes ?
N’avoir pas vu, sa gestuelle,
Ne pas connaitre son maintien,
Avons-nous assez d’essentiel,
Pour savoir s’il est bon chrétien ?
Tant qu’on n’a pas, là dans ses yeux,
Lu le discours de son regard,
Savons-nous bien, si devant Dieu,
Il n’est pas le pire avatar ?
Est-il gèné,plein de dédain,
Exprimerait-il du mépris,
Baladin ou bien paladin?
Nous pourrions être fort surpris ;
Si l’on ne voit que dans le vers,
Du félibre, sa transparence,
On risque d’en voir que l’obvers,
Manquant ainsi de clairvoyance.
De son iceberg, rien que ses mots,
Restent pour tous, que ce qu’on voit,
Et c’est bien souvent, sous les flots,
Qu’il faudrait entendre sa voix.
novembre 2013