Là, en bas de chez moi, elle m’approvisionne,
En me fourguant les rails, qui mènent à mes voyages,
Me faisant voir la vie, du haut de mes nuages,
A changer en printemps, toutes mes nuits d’automne.
C’est elle qui, aussi, à grands coups de : « dis leur ! »
Me donne l’occasion de tâter de la blanche
Et de me mettre en manque, à n’être plus étanche,
Quand, juste pour un pied, mon herbe devient fleur.
Je suis, c’est vrai shooté, totalement accro,
A ce qu’elle distille, au fin fond de mes veines,
Jusqu’à verser au lai, quelques larmes d’héro.
Et ma muse s’amuse à me donner ma dose,
De rimes et de vers, jusqu’à en perdre haleine,
Donnant à mes poèmes des rêves de narcose,
Mettant ma poésie, au rang de l’extasie !
novembre 2013