Quand demain, chez Saint Pierre, envoyé par erreur,
Devant son tribunal, pour échapper aux flammes,
Je devrai expliquer que j’ai vendu, mon âme,
Je crains fort de passer, un bien mauvais quart d’heure.
Je plaiderai mon cas, de quelque effet de manche,
En lui disant que je, n’avais que ça à vendre
Et que quand on n’a plus, pour vivre, que des cendres,
On n’a que des semaines, avec aucun dimanche.
Je lui dirai aussi, que quand on a bien faim,
Le corps n’a plus sa tête et encore moins l’âme
Qu’on n’a pas le loisir de penser à sa fin ;
Je lui raconterai que quand on a si froid,
On ne voit plus le feu comme un bien mauvais drame
Et que l’âme pour nous, n’est rien qu’un mot d’effroi.
Pas le temps, pour nous autres, à être bons apôtres !
novembre 2013