Je vis toujours au bout du fil,
Comme un pantin, là relié,
Qui d’une page de son île,
Ferait le plein de déliés.
Je ne survis que d’appels d’air,
En me mettant là sous pression,
Croyant trouver l’embarcadère,
Pour éviter la dépression.
Sans cesse à coups de SMS,
Devant mon mur, je me rassure,
En envoyant des SOS,
Pour sous le gris, sentir l’azur.
Je crois trouver mon équilibre,
A vivre ainsi ,si connecté
Quand c’est justement ce « mains libres »,
Qui me prive de liberté.
Je paye déjà l’addition,
A me shooter au jus d’Orange,
Tant dans ce monde d’addiction,
Un gros forfait , ça les arrange !.
Je suis joignable tout le temps,
Faisant partie de cette ronde,
Qui accélérant le printemps,
Voudrait hâter la fin du monde,
N’ayant pas vu, dans les Smartphones,
La sonnerie de notre automne.
mars 2012