Voilà, là nous y sommes, au bout de la jetée,
Où s’explose la mer, contre tous ces rochers,
Annonçant, fort et haut, qu’est bien fini l’été
Et que le temps des pleurs est déjà enclenché.
On a laissé bâtir sur la falaise en haut,
Plein de maisons de bois, sans penser à demain,
Sur de simples fadaises, où au nom de l’ego,
On pensait du divers, prendre le bon chemin.
Alors quand, aujourd’hui, à l’érosion des vagues,
On voit l’eau avancer, à tout vouloir casser,
N’est plus venu le temps de voir qui extravague,
Il faut juste annoncer, qu’on en a là assez.
A défaut d’arrêter ces projets insensés,
On fera revenir tous ces dessins d’hier,
Où notre liberté, bien trop cadenassée,
Aura le goût du sang des bancs d’une trière.
Il faut faire une pause, pour bien tout conforter,
Retarder l’avancée des vents et des marées,
Prendre le temps de voir, comment tout ajuster,
En se redonnant l’heur, de tout mieux intégrer.
On peut fort bien construire de ces chalets de bois,
Ailleurs, un peu partout, sans craindre l’éboulis ;
Il suffit que du trop, on supprime l’effroi
Et que tous ceux au bord, on les ait démoli ;
Au risque c’est certain, qu’à laisser l’amer faire,
On ait un jour prochain, de tristes catastrophes,
Où certains riverains, iront même à forfaire,
En en venant aux mains, se disant théosophes,
Ce fait, avec un rom, sent déjà le pogrom !
juin 2014