Tu ne serais pas un poète,
Si tu n’avais pas dans les yeux,
Toutes ces vues, qui dans ta tête,
Te condamnent à crier aux dieux,
Ton impatience et ta colère.
Tu ne serais pas ce félibre,
Si tu n’avais pas dans tes mains,
Ce qui de tous temps te rend libre,
Ta plume sur son parchemin
Et tous ses lais interstellaires.
Tu ne serais pas ce trouvère,
Si tu n’avais pas ces entrailles,
D’où tu profères tous ces vers,
Sans avoir peur de la mitraille
En restant neutre comme l’air.
Et tu ne serais pas cet aède,
Si tu n’avais pas cet amour,
Qui fait que quand on crie à l’aide,
On n’a pas à compter les jours
Pour te voir venir, exemplaire !
Ce ne sont pas ,rien que les mots,
Qui font de toi ce ménestrel,
Mais cette foi devant les maux,
Dont tu sais être le pétrel,
Pour nous mener jusqu’à Phalère …
décembre 2013