Au grand marché de l’illusion,
On ne fait plus que du décor,
Au son du fric et ses millions,
Où ne compte plus que le score.
Au nom du web, deux point zéro,
On nous enferme nos consciences,
Derrière de latents barreaux,
Où s’enlise notre prescience.
On nous promet un nouveau monde,
Plein de Google et de Tweeter,
Qui évincerait, de sa ronde,
Ceux dont le compte est débiteur.
On creuse à marche accentuée,
Le grand fossé de la revanche,
Où déjà sont destitués,
Toutes les toisons, bien trop blanches,
Au crible fou d’Erasthothène,
On réinvente l’esclavage,
Dissimulant dans des patènes,
Le flou software d’un autre âge.
Et on s’envole dans leur bulle,
Aux nuages du virtuel,
Sans trop savoir qu’on nous encule,
Quand on croyait avoir des ailes.
On a juste changé de temps,
En remplaçant nos vieux vampires,
Sur des images de printemps,
Par d’autres goules, mais en pire !
décembre 2013