Je regarde dehors, par la fenêtre ouverte
L’illusion du matin, me raconter l’histoire
De ces belles princesses et de ces souris vertes,
Qui font qu’on en oublie, ces ans imprécatoires.
Je survis de caresse à l’odeur d’orviétan
Et de fausse promesse au goût de déjà vu,
M’enivrant de chimère et de vague du temps,
au risque d'être pris , un jour au dépourvu .
J’éclipse le futur de nuages de lune,
J’occulte l’avenir de quelques jeux de mains,
Alors qu’on le sait bien, que c’est déjà la brune !
Même pas peur, mon vieux ! Même pas de rancœur,
Je sais qu’il n’y a rien au bout de ce chemin ;
Mais est-ce suffisant, pour se remplir le cœur,
De regrets et de haine en se couvrant de chaines ?
Mars 2013