Ô ! Mon pays que deviens-tu,
Toi hier si beau, plein de vertus,
Même les chinois aujourd’hui,
Ont peur de Paris et ses nuits.
Toi, doux pays de mon enfance,
Par quelle voie et quelle outrance,
As-tu bâti ton imago,
Sur les clichés de Chicago ?
Réveille-toi, ma pauvre France,
Il faut sortir de cette engeance,
Si nous ne voulons pas demain,
Peindre nos rues de bleus carmin.
Redonnons à la tolérance,
Ses vraies valeurs et son bon sens,
Ne faisons pas des droits de l’homme,
La triste allégorie des pommes.
Et si demain l’égalité
A, ces tons de débilité,
Nous la boirons bien au calice,
La lie tordue de la justice.
Et ce n’est pas en une valse
Qu’on fera stopper cette salse,
Surtout lorsque le mariage
Est plus important, pour l’image !
mars 2013