Quand l’ombre fond sous le soleil,
Pour se cacher sous les taillis,
Quand les oiseaux, eux, tout pareil,
Se taisent au fond de frais paillis,
Quand les fenêtres aveuglées
Ne laissent passer que les sons,
Quand de chaleur tout étranglée,
L’école a fini ses leçons.
Quand les cyprès, en bout de cimes,
Figés dans l’immobilité,
Ne cherchent même plus la rime
Avec le sapin d’à côté ;
Quand de midi ou de minuit,
Seul le jour fait la différence,
Tant on entend, là de la nuit,
Les mêmes bruits de son silence.
Quand des chemins de grave claire,
Ne monte plus aucune fine
Et que même les dentelaires,
Sur leurs côtés se font chagrines.
Quand de la pierre vient le chaud,
A ne contenter que lézards,
qui de sommeil , faisant leur show,
font de l'oisiveté, un art.
Quand là à sa périhélie,
Le soleil à la verticale,
Entre la rose et l’ancolie
Se récite les fleurs du mal ;
J’attends le soir et ses bontés,
Ces moments où tout redémarre,
Où ce qui s’était arrêté,
Se la refait façon, départ !
août 2012