Je rêve à tous ces rêves Que me content mes nuits, Ces clous que l’on m’enlève Des mains de mon ennui. Ils émanent d’ailleurs, Habillés de mes maux, Déguisant le meilleur, De leurs yeux anormaux. Déconnectés du temps, Issus d’horizon flou, Ils ouvrent l’existant, Aux clés de mes verrous. Souvent pleins d’autres voix, A mes regrets d’hier, Ils m’offrent d’autres voies Au-delà des barrières. Certains à l’indolence Me font voir des étoiles, Quand d’autres n’ont de sens, Que cachés sous le voile ; Et ceux venant de loin, Comme des sources vives, Se font là les témoins De mes tristes dérives. Souvenirs de baisers Souvent jamais donnés, Remords pas apaisés De plaisirs bâillonnés ; Ajours aux vers obscurs Plein d’envies affamées, Laissés en sinécure, A mes mots désarmés ; Et depuis si longtemps A hanter mon sommeil, J’en ai fait l’important, De mes jours sans soleil. août 2012