J’ai perdu le parler des arbres et des forêts,
Je ne crois plus au ciel, aux sources et aux prés,
Même le vent d’Autan n’a plus mon intérêt,
Tant je me moque bien de ce qui vient après.
Les nuages là-haut ne me disent plus rien,
Les étoiles, non plus et la lune encore moins
, Les âmes ont disparu du monde tellurien
Et les djinns et démons n’en sont plus les témoins.
Même la grande mer a là-bas un rivage
Et n’est plus aucun fleuve, aux berges de l’enfer
Qui emmènent les barques au loin, pour le voyage,
Où vous attendent là des serpents alifères.
Tout doucement s’enfuit l’effigie de nos peurs,
Nous privant du regard, qui mettait la nature,
Bien au-dessus des dieux et leurs versets trompeurs,
En nous jetant l’effroi qu’arrive la rupture.
C’est vrai que son respect n’en était qu’un aspect !
août 2012