Qui donc se souviendra de toi,
Toi dont les recueils de poèmes,
Sans jamais vivre le suprême,
Iront pourrir là sous un toit
A fond de malle, en un grenier,
Que quiconque ouvrira jamais.
Mais même en étant le dernier,
En atteignant aucun sommet,
Tu auras mis là dans tes strophes,
Tant de ton cœur et de ton âme,
Que ton plus court épithalame
Aura l’aplomb de l’apostrophe.
Alors poètes anonymes,
Qui jamais à travers vos vers,
N’auront fait l’été en hiver,
A la vénusté de vos rimes,
Ne pleurez pas sur vos déboires,
Vous avez en berçant les muses,
Obtenu la plus belle incuse
Qu’on peut de la vie recevoir ;
Etre poète est une fête !
août 2012