(Parodie du célèbre poème de Franc-Nohain « Le bouchon et la bouteille de Champagne »)
De la patrie en pleine crise,
Son sachem, faisant son sachant,
Est-ce son ego qui le grise ?
Boum ! Il fait la guerre aux méchants !
Une fois l’édit pris, il faut bien l’assumer,
De fait, c’est la seule évidence,
Et si belle que soit l’audience
De ces hauts faits de gouvernance,
Notre boss ne peut subsumer
Etre le soleil de l'Afrique,
Car pour cela, il faut du fric,
Que l’on n’a pas,
Et dans quels draps,
Là on se met,
Cela promet,
Faut s’y attendre
A d’autre impôt qu’on va nous prendre,
Pour combler le trou du budget !
Pour son image,
Quelle indécence !
Lui qui criait à l’imprudence
Hier encore avec véhémence,
Se lance là, à l’abordage.
A nous montrer que les sondages,
Donnent des dents aux oisillons,
Voilà bien là, un aiguillon
Faisant d’un mou un mirmillon.
Et même si juste est la cause,
L’utiliser que pour l’hypnose,
En nous en effaçant son glose,
Nous montre bien l’incohérence,
D’un qui ne croit qu’à l’apparence !
Espérons tôt, que des alliés,
De pleins comblent nos déliés,
Si on ne veut pas oublier,
Qu’on n’a pas besoin d’un Vietnam,
Où s’est enlisé l’oncle Sam.
Lui qui ne voulait pas du tout,
Déployer d’ainé les atouts,
Semble pourtant, un peu partout,
Mettre les pieds dans ses chaussures,
En prenant les mêmes voussures.
Comment voulez-vous que demain
On nous parle de changement,
Quand, sans arrêt là on nous ment,
Nous annonçant d’autres chemins,
Alors que malgré nos absoutes,
On prend les mêmes autoroutes
Et que les mots et les paroles,
Font un seul tour et puis s’envolent !
janvier 2013