Gamin, je me disais, du haut de mes sept ans,
Voyant courir les grands après quelques chimères,
Qu’ils n’avaient pas compris, où se jette la mer
Et que ne pas savoir, devait en être usant.
Ado, je croyais bien, ne croyant plus en rien,
Que le temps du futur, au lit du Bescherelle,
Chiffonnait son drap sale au patois ombrien,
S’étant depuis longtemps, tiré à tire d’ailes.
Majeur, j’avais pensé, invité à la ronde,
Que j’avais dans mes mains, la clé de mon destin
Et qu’il m’appartenait, ce bien trop petit monde.
Et là, à mon coda, je sais que l’océan
N’a pas de confluent, et que demain, le tain,
Dont on peint son azur, du monde en est un pan.
Tant ce n’est pas d’un vers, qu’on décrit l’univers !
juillet 2012