Il n’est que le poète, en ces drôles d’instants,
Pour entendre les mots, criés par le silence ;
Seule la poésie, avec son autre temps,
A de la vie, la grâce, à ouïr nos consciences.
Il n’est pas un matin, aux mots de nos journaux,
Où n’est pas l’occasion d'hurler à un scandale,
Tant le tort se retord, d’empirismes vénaux,
Creusant partout ici, des failles abyssales.
La science, elle se tait, le philosophe aussi,
A ne voir dans la nuit que l’opposé du jour,
Ne cherchant dans demain, qu’un simple raccourci.
C’est à travers le vers et aux sons de leurs strophes,
Qu’on sait quand se dissout la justice de l’amour,
Dans l’amer qui conduit, aux grandes catastrophes.
juillet 2013