Ô ma mer démontée, ma vague gigantesque,
Je ne maitrise plus tes flux et tes reflux ;
Je subis tes marées, je suis tes arabesques,
Je me noie, âme et corps, dans tes flots melliflus.
Ô plaisir ! Ô délices ! Où je me désenvase,
Ô sensualité, où m’entraine Téthys,
Ton abîme, sans fond, aux suavités d’extase,
Procurent à tous mes sens, des vertiges d’abysse.
Je sombre et me dilue à l’onde de tes yeux ;
L’écume de mes jours s’échoue entre tes mains,
Découvrant mon estran, aux nuances des cieux,
Créant même sur l’eau, l’ombre de mon chemin.
Et revenu à terre, au sable de la plage,
Je vois mon horizon, où sancit le soleil,
Se transformer en ile et en baie de mouillage,
Faisant de l’océan, mon havre, nonpareil.
juillet 2013