Ma plume se consume aux vents froids de demain,
Quand elle pourrait prendre un bien autre chemin ;
Se poser sur les fleurs, en montrer les couleurs,
Effleurer notre temps que de jours de bonheur.
Je sais qu’elle saurait trouver les pâturages
Où croit le lamier pourpre ou l’andain à fourrage,
Peignant ma feuille blanche au vert de l’espérance,
En éclairant mon vers, d’une autre transparence.
Je pourrais, en poète, harmoniser la fête,
Faire murmurer l’eau descendue de nos crêtes,
Ou raconter de mots , tous les bleus de la mer,
Mais voilà mon stylo n’a que de l’encre amère
Pour parler du futur et de ses lendemains,
A croire qu’il l’a vu aux lignes de ma main.
septembre 2012