Assis sur les marches du temps,
Nous regardons en contre bas
Sans voir, que là-haut, le printemps,
Déjà lui, ne fait plus débat.
Nous exigeons des pré-recquits,
Quand d’autres déjà, au combien,
Sans plus tarder se sont enquit,
En créant chez eux, plus de biens.
Nous flottons à contre-courant,
Dans des océans d’illusions,
Où chaque vague nous surprend,
Menaçant notre flottaison.
Et nous restons là médusés,
Accroché à notre radeau,
Qui aujourd’hui est si usé,
Que de toutes parts, il prend l’eau.
Notre cap, les congés d’abord,
Se tient partout, sur tous les ponts,
Encouragé par tout bâbord,
Qui a trouvé là son harpon.
L’Age avancé de nos sirènes,
N’en fait plus de jolis appâts,
Mais, du grand mat à la carène,
Nous ne le reconnaissons pas,
Et quand il faudrait sur tribord,
Mettre la barre pour tout changer,
C’est là que nous virons de bord,
Afin de ne rien voir bouger !
Nous cultivons des paradoxes,
A vouloir voir du changement,
Mais ce n’est là que de l’intox,
Tant même à nous-même on se ment.
Nous voguons sur le Titanic,
La cloche déjà a sonné,
Les autres nous ont fait la nique,
Depuis de bien nombreuses années.
Il faut réinventer la barque
En souquant sur les avirons
Et non pas comme nos énarques,
Dans l’eau, ne faire que des ronds…
Et sur ce grand bateau qui sombre,
l'équipage et son commandant,
se querellent pour un peu d'ombre,
comme dans un jardin d'enfants ,
consternant !
septembre 2012