D’un professeur qu’on roue de coups,
Pour une exégèse de thèse,
A la morale qu’on dénoue,
Pour en contester la genèse,
L’autorité vilipendée,
Au lendemain d’un chaud printemps,
En toute urgence est demandée,
Pour arrêter l’excès du temps.
Le tout permis a mis à mal
Les fondations de la culture,
Mettant au mode lacrymal,
La république et ses structures ;
Des policiers désabusés,
Elus, à la gifle, puni,
Tout un appareil bien usé,
Qui ne vit que dans le déni ;
Des cités livrées aux caïds,
De l’herbe partout dans les rues,
Des avant goûts de Thébaïde
D’un univers bien incongru.
Quand des parents désemparés,
D’enfants perdus et sans colliers,
Aux torts de s’être séparés,
Ont jeté là leur tablier,
Des générations de Dolto
Ont enseveli le respect,
Réclamant l’aggiornamento
Qui en refera son aspect.
Il est interdit d’interdire,
En quatre mots, ce beau slogan
A mis de l’huile, sans trop le dire,
Sur la pente du toboggan ;
Et le bobo tout étonné,
Dans son ghetto de bien-pensant,
Sans voir ce qui lui pend au nez
Ressort ses propos rancissant.
D’avoir trouvé bien trop réac,
Les lundi matins de morale,
Les a fait passer à l’Ubac,
Sans qu’ils en comptent la spirale ;
Et si demain la discipline,
Ne redevient pas l’habitude,
Ce sont les gars de la Marine
Qui nous en joueront les préludes.
Rudes seront leurs turpitudes !
septembre 2012