Que leurs yeux sourcilleux ne voient qu’en noir et blanc,
A sentir des saisons que leurs couleurs d’hiver,
Qu’ils n’aient de poésie, que quelques faux-semblants,
Préférant leurs versets aux strophes de nos vers.
Qu’ils n’aient plus dans leurs cœurs de place pour les fleurs,
Les remplissant de chaines et de coercition,
Qu’ils vivent à notre époque, aux cartels d’une autre heure,
Croyant qu’on plait à Dieu, qu’à coups de contrition.
Qu’ils voilent la beauté sous des pans de courtil
Et qu’avec des bâtons, ils règlent le pardon,
Qu’ils condamnent l’amour, pas dans leurs évangiles,
Au point d’ensevelir, les traits de Cupidon.
Qu’ils n’imposent à leur vie que des sens interdits,
Punissant le déviant, en le privant de main,
Qu’ils réduisent leurs voies aux attendus d’hadith
Promettant le plaisir que pour le lendemain...
Qu’ils fassent et soient cela, n’est que de leur conscience,
Même nous au passé, avons connu l’obscur,
Avant d’avoir compris, du bien, la tolérance
Et ce que sa praxis à la longue procure.
Alors toi, dont le Dieu doit être aussi le mien,
Sais-tu si ta vertu est bien celle qu’il veut ?
Pourquoi en serais tu l’élu et le gardien ?
Tant il a mis de teintes au fond de tous nos yeux,
Moi, j’ai l’humilité, de ne rien attester !
septembre 2012