Le temps, sur ton visage, a marqué tes excès, De pattes d’oiseau blanc et de sillons abstrus, Décors irréfragables, en blessures et abcès, Qui raconte ta vie d’empirisme féru. Ton corps, pas vraiment sage, punis de ses verbiages A cessé de capter les charivaris d’aise, Offrant ta libido aux récits de voyages, Dont plus d’un se souvient de leurs borgnons de braises. Tes seins privés d’envie, comme des pas perdus, S’enlisent dans la soif d’un incertain demain, Dans l’attente d’idées d’ébats condescendus, Quand le soir dans ton lit, seules vivent tes mains. Et le jour, trop fardée du vernis du passé, Tu abrutis tes heures à des violons abscons, Comme si tu voulais, de ton esprit chasser, Que bien que plus la muse, en haut de l’Hélicon, Tu sais de ton ego, en soigner l’imago ! août 2012