Quand soixante printemps, auront creusé ta face,
Sillonnant le jardin qu’était ton agrément,
Que seront donc ces fleurs, qui faisaient, que ta glace,
De ton si bel éclat, se voulait l’instrument.
Et à t’interroger sur ce qu’est devenue,
Aujourd’hui, la beauté, dont tu étais si fière,
C’est là, dans ton miroir, lorsque tu te vois nue,
Que tu mesures enfin, ta fatuité d’hier.
Mais en fait, mon amie, toi tu avais raison,
De voir dans tes appâts, ta belle rhétorique,
Tant c’est vrai, que trop vite, arrivent les saisons.
Alors toi, la petite, à qui cette psyché,
Renvoie à tes oreilles, une belle musique,
Ne va pas cette fleur, chercher à la cacher.
N’entends pas ce qu’on dit,
De tous ces interdits,
Ce ne sont là qu’envies,
D’être envieux de ta vie !
octobre 2013