Ce poème est ignominieusement calqué sur celui écrit par Baudelaire ; « Les aveugles », qu’on me le pardonne, mais sans son talent, j’ai voulu imaginer ce qu’aurait pu écrire le maitre sur ce sujet…
Regarde les Manu, ils sont tous si laids,
Comme des animaux, juste civilisés,
Dangereux et retors, prêts à vous agresser,
Fauchant, un peu, partout, le blé de nos allées.
Leurs mains, pleines de doigts, qui servent à leurs larcins,
Telles des diableries, vous font, en trois fois rien,
Les poches ; on ne les sent jamais prendre vos biens,
Tant elles sont douées, pour tous leurs noirs desseins.
Ils bâtissent des camps, aux portes de la foule,
De tôles et de cartons, dénaturant nos villes,
En des rues de mendiants et de voleurs de poules.
Choqué de cet état, jusqu’à nos élections,
Vois comme tu les vires, de tous leurs bidonvilles,
Tu sais, ça on le sait, que c’est sans solution,
Mais c’est vrai, qu’entre temps, ça fait bien ton printemps !
Octobre 2013