Ils n’ont plus que des mots à jeter à la foule,
A croire qu’un pays, peut de la poésie,
Retrouver un destin, alors que tout s’écroule,
En lui soufflant du vers, jusqu'à l'anesthésie.
Et chacun là sur scène, y va de son sonnet,
En promettant la lune, à des tas de Pierrot,
Qui ont cru qu’en mettant, Arlequin au sommet,
Ils auraient Colombine, dans leur romancero.
C’est par là un quatrain, nous peignant tout en rose,
C’est ici un rondeau, disant tout son contraire,
Qui sans plus de mesure, a tout remis en prose.
Alors si vous pensez, que ce sont ces poètes,
Qui sauront remédier, à ce triste inventaire,
Je crains bien que demain, ça ne soit pas la fête !
Février 2014