Depuis que j’ai ma tête, au bout de mes dix doigts,
Depuis que je sais tout, sans rien avoir appris,
J’ai de ce changement, quel que peu mieux appris,
Ce que pour subsister, l’homme, de faire se doit.
Mon esprit libéré du poids de la mémoire
Et le monde à ma main, en un clic, connecté,
Je perçois tout le sens, de cette nouveauté,
Qui attife mon champ, de ses habits de moire.
Je sais ce que demain, peut m’apporter mon nez,
Je devine l’envie, j’imagine la rime
Qui fera mon poème, à l’œil d’un nouveau-né.
Que d’opportunités, dans cette ère nouvelle,
Que de tentants sommets, mais aussi que d’abîmes,
Que je pourrai dompter, qu’en ayant bien des ailes …
février 2014