Ici, dans l’illusion de la démocratie,
Dans le bien beau décor de la fraternité,
Nos élites s’amusent, aux jeux des facéties,
A nous laisser penser qu’on est en liberté,
Ayant tout confisqué, se partageant le ciel,
L’une à coups de stratus, l’autre de cumulus
Elles veulent prouver, qu’aux tons différentiels,
Il y a là au moins deux opus… et motus !
Mais quand on voit de près, tout ça n’est que nuage,
La même vapeur d’eau, un peu plus ou moins dense,
Qui donne dans le temps, toujours pareil usage,
Sans qu’aux yeux de chacun, se soit bien l'évidence...
C’est vrai qu’on se chamaille et qu’on se fait la guerre,
Pour qu’à la populace, on donne ainsi le change,
Mais on est bien ici, comme on l’était naguère,
Toujours aux temps des rois, à craindre leurs phalanges.
Alors vous qui mettez le pays à genoux,
N’ayant comme ambition que vos seuls privilèges,
Sachez qu’un jour prochain, faudra que se dénouent,
Tous ces nœuds insensés de vos affreux manèges.
On n’a pas raccourci, à la révolution,
Autant de galapiats, pour que deux siècles après,
On retrouve aux leviers de notre évolution,
Les mêmes et des pires, à quelques choses près.
Il est venu le temps, où princes et barons,
Poussés au firmament d’un leurre qu’on nous vend,
Devront vite cesser d’aller faire des ronds
Dans notre eau de l’amer, s’ils veulent être vivants.
Quant à ceux-là des bouts (boues), à l’affut des miettes,
Cherchant à se hisser au niveau du gratin,
On sait bien que promesse aux flutes de l’ariette,
Ne dure en général que le temps d’un matin
On ne peut en effet se dire démocrate
Et voir la république aux mains de profiteurs
Mener tout notre Etat, comme des ploutocrates,
Sans vouloir leur montrer, qui sont leurs électeurs,
Et vous là qui aimez, la gloire et le pouvoir,
Arrêtez de vouloir, la crémière et le beurre,
Contentez-vous, là-haut, sans chercher les avoirs,
A demeurer du temps les aiguilles de l’heure,
Et dans l’abnégation, méritez la nation !
mars 2014