Ne m’imposez pas vos usages,
Je veux juste cueillir des fleurs,
Là-bas, au jardin des nuages,
Sans me préoccuper de l’heure.
Je veux me réveiller le soir,
M’endormir au petit matin,
Peindre ma vie en blanc ou noir
Et laisser aller mon destin.
Je veux passer ce temps sur terre,
A n’écouter que les oiseaux,
A n’être le commanditaire
Que des grands chênes et des roseaux.
Je veux sentir, le foin coupé,
Les champignons, après la pluie,
Aimer les rythmes chaloupés,
Et m’endormir avec du bruit.
Je veux que me poussent des ailes,
Pour voir ma vie depuis là-haut,
Voler comme les hirondelles,
Pour qui le ciel est un cadeau.
Je voudrais qu’on m’ouvre la cage
Où on bistourne mes envies,
Pour me laisser tourner les pages,
Des vraies libertés de ma vie.
Je veux chasser tout cet amer
Qu’on fait venir du fond des flots,
Faire en sorte que de la mer,
Emergent des mots rigolos.
Je veux récolter tous ces fruits,
Qu’on rencontre sur les chemins,
Jouir de ce soleil qui luit,
Sans penser au temps de demain ;
Je veux chanter et m’amuser,
Avec les pieds, avec les rimes
Et de mes vers, pas mésuser,
En ne courant qu’après les primes.
Et même si c’est par amour,
Que vous voudriez m’enchainer,
Sachez que je ne suis pas pour,
J’opte pour ne pas être aimé !
juillet 2013