Mais, toi ! Qui donc es-tu, pour nous jeter des pierres ?
Toi qu’on a accueilli, te donnant à manger
Et t’ouvrant nos écoles, en gardant tes prières,
Faisant même de toi, pas même un étranger.
Qu’as-tu contre nos lois, pour cette intifada ?
Pourquoi viens-tu ici, déverser ta rancœur ;
Qui donc te manipule ? Avec quel faux mandat,
Viens-tu nous accuser de tous tes haut-le-cœur.
D’autres, bien avant toi ,sont venus comme toi,
D’Espagne ou d’Italie, par les mêmes sentiers
Et ont construit ici, pour leur famille un toit,
Sans avoir le besoin de jouer du mortier ;
Et même chez les tiens, nombreux ont pris la main
Qu’on a bien su leur tendre, acceptant les usages
De notre république, en suivant les chemins
Qui finissent toujours, par aller au partage.
Alors que cherches-tu,-toi qui voudrais refaire
Ici ce que tu fuis, toi qui veut la charria,
Quand de l’autorité tu cherches à t’en soustraire,
N’ayant comme credo, que celui des mafias.
A souffler sur les braises où couve le surcroit,
Tu vas mettre le feu à ton propre univers
Et c’est toi qui demain en porteras la croix,
Pour refaire, sans rien, ton chemin, à l’envers.
Alors vas-y, allume, une belle fournaise,
Tu vas ressusciter des gens d’un autre temps,
Qui eux, sans poésie, traiteront ton malaise,
Te renvoyant chez toi à attendre un printemps !
juillet 2013