Aux larmes les lorrains, ne nous résignons pas,
Retroussons nous les manches, oublions le passé,
Des grands de notre histoire, emboitons là les pas
Et disons au futur : le déclin, c’est assez !
Il faut sur notre terre amener le rideau
De nos splendeurs d’hier et nos cocoricos,
Sous nos ponts de Moselle, il a tant coulé d’eau,
Qu’il est venu le temps de changer la déco !
Du charbon, de l’acier mettons ça aux musées,
Avec des yeux nouveaux regardons nos atouts,
C’est bien d’un autre sang qu’il faut nous transfuser,
Si on veut du ciel trouver le passe partout.
De nos vieilles querelles aux couleurs de clochers,
Sublimons les courants de leurs flux d’énergie,
La manette du mieux, il nous faut l’enclencher,
Si nous voulons gagner aux jeux des synergies.
Soyons tous convaincus qu’en termes de ressources,
Nous avons les moyens de nos aspirations ;
Des fleuves nous avons les torrents et les sources,
Inondons de leurs eaux les ports de la nation !
Remplaçons les fumées de nos vielles usines,
Par des nuages bleus d’audace et de succès ;
De l’art et du savoir devenons la vitrine
Et de l’intelligence ouvrons en les accès.
Disons aux capitaines, aux propos de vilaine
La voyant en sabots, qu’ils avaient oublié
De bien la regarder, libérée de ses chaines,
N’ayant vu de ses pleins, que quelques déliés.
Aux armes les lorrains ! Nous avons dans les yeux,
Autant de sentiments, que tous ceux de partout
Et ce n’est ni des dieux et pas plus de leurs cieux,
Qu’il faut pour ce pays en attendre beaucoup,
Ce n’est que dans nos mains qu’est bien notre demain !
juin 2012