y a des matins où le poète dort,
Après avoir écrit tous les cris de sa vie,
Il dort profondément, ses pulsions assouvies,
Tandis que la nuit fuit, ses excédents d’ichor.
Le venin de son encre, marque son anormal
Qu’il ne peut exprimer qu’au reflet des étoiles,
Comme si tous ses mots avaient besoin d’un voile
Pour jeter au Parnasse où se cache son mal.
Seule l’obscurité réveille son crayon,
Faisant danser sa muse au travers de ses vers
Dans quelques valses brunes aux vagues sans bâillon ;
Et les lueurs de l’aube, aux premiers bruits du jour,
Suspendant son envol tel un oiseau l’hiver,
Eradiquent sa verve et ce qui va autour,
Comme ces vieux vampires où le soir est l’empire.
juin 2012