Entendrons nous, enfin demain,
Ces quatre mots, « jeux, set et match »
Qui verraient la fin du chemin,
De ce temps- là, où tout se scratche.
Voir se terminer la partie,
De ces querelles et de ces guerres,
De ces pays anéantis,
Sur des semences de naguère.
Crier très vite c’est assez !
De voir tous ces petits gamins,
Par le paupérisme forcé,
A travailler avec leurs mains.
Se révolter dès à présent
De ces richesses accumulées,
Par des requins de moins disant
Habitués à spéculer.
S’indigner de voir notre terre,
Pillée, volée par quelques-uns,
Obligeant les autres à se taire,
Alors qu’ils se comportent en huns.
S’insurger contre tous ces fous,
Qui prenant Dieu en référence,
Prônent le désordre partout,
Au seul enjeu de leur régence.
Ne plus admettre qu’on rejette
Nos immondices dans la mer,
Ni qu’on pollue les alouettes,
Avec nos gaz d’effet de serres.
Chassez à jamais ces tyrans
Qui mettent leur peuple aux abois ;
Désarmer tous ces conquérants,
Qui se croient encore autrefois.
Eradiquer tous ces trafics
Qui détruisent notre jeunesse,
Eliminer ces arsenics
En exigeant que cela cesse !
Oser restituer aux femmes,
Leur liberté, leur dignité,
Respecter leurs corps et leurs âmes,
Assurer leur sécurité.
Arrêter d’élever des murs,
Pour cloisonner et séparer ;
Dans nos cœurs casser les armures
Dans lesquelles on les a claustrées.
Et ne plus vouloir envahir,
Ceux qui peuvent encore aujourd’hui,
Vous inviter, vous accueillir,
En leur imposant votre nuit.
Notre terre là n’en peut plus,
De voir ces maux, sans échéance,
Tous ces conflits irrésolus,
Montrant autant de dissonance.
Vite il faut finir la partie
Et avec là, des balles neuves,
Rejouer tout, en amorti,
Pour que ce ne soit plus l’épreuve !
mai 2013