Remplir un récipient, dont le fond est percé,
Nécessite tant d’eau, qu’on va vider la mer,
Sans avoir fait l’ENA, tout le monde le sait !
Et la mer, sans son eau, nous ça nous rend amers …
A ne vouloir régler que le débit de l’eau,
Sans rechercher le fond, à bien le colmater,
Nous oblige à acter, de ce constat ballot,
Que le trou, dans le fond, doit bien vous profiter.
Le fond, c’est cet Etat, avec tous ces excès,
Ses maisons, ses châteaux, ses façades à étages,
Ses caves et ses greniers, dont certains ont l’accès ;
Tel d’oncle d’Amérique, acquit en héritage…
Mais comme le docteur, du mal, en est l’auteur
Et comme le profit, lui revient là aussi,
Il ne faut pas chercher, midi à quatorze heures,
On peut déjà prévoir, que tout demeure ainsi !
Ca fait bientôt trente ans, qu’aucun d’entre vous n’ose,
Corriger ce délit, réduire les étages,
Vider tous ces greniers, où vous volez des choses,
De trop de privilèges, colligés d’un autre âge.
Il faut dès maintenant que vous vous y colliez,
Si vous ne voulez pas, que dès demain matin,
Le peuple, à coups de pieds, vous force à oublier,
La douceur de la soie et vos nuits de satin.
Nous accabler d’impôts, pour un état, trop gros
Et des parlementaires à plus savoir qu’en faire,
C’est là une musique, au ton de l’allégro,
Qui ne va pas tarder, à vous jouer l’enfer…
Alors, toi qui se veut, ici, sourd comme impôt,
Qui protège les siens, en nous faisant les poches,
Dépêche-toi de voir, ce que dit ce quipo,
Avant là qu’on te prie, de faire tes valoches !
septembre 2013