Je pense à toi demain, et à ton héritage,
A ce que je te laisse, à ce que je transmets,
A tout ce capital, qu’il fallait qu’on partage
Et qui semble aujourd’hui, être bien hors sujet.
Je pense à notre terre et à son avenir,
Aux manques de matières et aux pénuries d’eau,
Je pense à cet amour, qui peut un jour finir,
De ne pas avoir vu le verso du rideau.
Je pense à cette urgence, où nous vivons ce jour,
A croire que la vie n’est faite que d’avoir
Et qu’il nous en faut plus, davantage et toujours.
Je pense à ces enfants issus de tous les miens,
Qui viendront sur ma tombe, érigée en crachoir,
Montrer à leurs enfants, cet ingrat, bon à rien,
Qui ne laissât qu’éteules, ne pensant qu’à sa gueule !
septembre 2013