Alors qu’on nous annonce, un rayon de soleil,
Il achète au pays quelques lampes à bronzer,
Voulant avec les chiffres, en conter des merveilles,
Quand il y aurait tant de choses à proposer.
A coup de mesurettes et de poudrette aux yeux,
Il monte des étages en vrais châteaux de cartes,
Attendant de demain, que lui tombe des cieux,
Le modèle qui fit, la renommée de Sparte.
Il nous peint des décors en carton et papier,
Pour donner l’illusion ; et il bouche des trous,
En creusant à côté, sans voir le grand guêpier
Qui pour un soir prochain, en sera le verrou.
Passant le politique, avant l’économique,
Il conduit le pays, aux portes du néant,
N’ayant ni les paroles et pas plus la musique,
Dans tout ce qu’il fredonne en guise de péan.
Et sur une éclaircie, qu’il ne voit même pas,
Il laisse nos voisins gagner en avantages,
Nous mettant plus encore aux portes du trépas,
Nous tirant avec lui, dans son affreux voyage.
juin 2013