Si Jésus devait cette nuit,
Venir sur terre à Bethlehem,
Il y aurait là, un problème,
Tant il n’aurait que des ennuis.
On a élevé un grand mur,
Soi-disant par sécurité,
Pour nier la fraternité
Et accentuer la fracture.
Marie, ne pourrait pas ce soir,
Accoucher là, dans cette étable ;
Et ce serait bien regrettable,
D’ôter à l’homme son espoir,
Et c’est peut être sur le sable,
En dessous de quelques palmiers,
Que celui de nous, le premier,
Serait né comme un misérable.
L’âne et le bœuf, eux, sans papier,
Au check point, tous deux refoulés
N’auraient pu sur le fils souffler,
Laissant au froid ses petits pieds,
Quant aux rois mages, sur une image,
Soupçonnés d’être terroristes,
Ils auraient dû changer de piste,
Sans pouvoir lui rendre un hommage.
Croyez-vous que dans ce bordel,
Dieu renverrait son fils aimé,
Afin de sauver ces paumés,
Nuls, à comprendre l’essentiel ?
Voir, que si c’était aujourd’hui,
Cette haine sempiternelle
Aurait empêché que Noël
Soit le bonheur de cette nuit,
Me donne plein de hauts le cœur
Quant à l’homme et à sa rancœur !
décembre 2013