L’ombre de leurs grands yeux, sur le noir de nos rues,
Jette de l’épouvante au cœur de nos cités,
Tant l’aile du pouvoir, de chaines incongrues,
Au-dessus de nos têtes, a mis à cliqueter.
Tournoyant dans le ciel tel des oiseaux de proie,
Remplaçant les nuages, en un ciel soudain gris,
Ils passent vos murailles, en des chevaux de Troie,
Annonçant les couleurs , de demains mistigri.
Dressés pour rapporter, aux gants des fauconniers,
Le peu autorisé d’haillons de liberté,
Ils transforment nos jours en vues du Douanier,
Mêlés demain matin à tous les chants d’oiseaux,
Au quotidien masqué d’usages acclimatés,
On ne voit plus la mer, tant gros est le bateau,
Et que tant de vautours, on nous a mis autour !
décembre 2013