J’aurais pourtant aimé, travailler plus longtemps,
Rester sur le terrain, au moins jusqu’à demain,
Mais : « Tu coûtes trop cher ! »m’ont dit nos gouvernants,
A l’heure d’internet, vieux ! Tu ne vaux plus rien !
On m’a donc renvoyé... vers mon ordinateur,
A passer mes journées, penché dessus la toile,
A suivre dans lemonde, avec un air moqueur,
La descente aux enfers,qu’on cache sous le voile.
Et on manque d’emplois,Qu’on dit bien qualifiés,
S’empressant de jeter, ceux qu’on a sous la main,
Pour une pyramide au jeu à certifier.
Si c’est donc ça gérer, les ressources humaines,
On comprend mieux pourquoi, demain sur le chemin,
Des pans d’économie,resteront à la traine.
Seraient-ils trop âgés,ceux à nous manager ?
janvier 2012