Surtout ne t’en fais pas, ça ira mieux demain,
Le printemps sera là, il suit toujours l’hiver,
Il y a c’est certain tout plein d’autres chemins,
Pour voir dans le malheur son pendant, à l’envers.
Regarde vers le ciel, écoute les oiseaux,
Vois-tu là-bas au loin le soleil se lever,
Sur les monts et les bois, sur l’eau et les roseaux,
Tu peux d’une autre vie, te mettre à la rêver.
Il faudra que ça change, il faudra que ça bouge,
Ce monde a des plateaux de trop de différences
Et ce n’est pas demain, en les peignant en rouge,
Qu’on saura lui trouver la voie de l’efficience,
On a déjà tenté tous ces jeux des passés,
On s’est tous raconté, l’histoire du partage,
Ces mots de camarade, on en a plus qu’assez,
Quand les mêmes toujours se font les beaux voyages.
Observe là devant, vois-tu à l’horizon,
Monter ces intentions de régler autrement
Tout ce débit du bruit au son du diapason,
Pour trouver l’harmonie dans nos nuancements.
On sait tous qu’il faudra trouver cet équilibre
Si nous ne voulons pas, faire de notre terre
Le sas de cet enfer, décrit par les félibres,
Qui de l’apocalypse, en ont fait l’inventaire.
Il reste à inventer ce nouveau paradis,
Où avant la richesse, on aura la sagesse,
Où ne sera partout, plus un seul interdit,
Tant chacun, à l’esprit, saura à quoi sert l’esse.
Ce tout nouvel Eden, sans trop et sans assez,
Sans ego, sans égaux, mais où chacun aura,
Pour l’autre du respect et cette envie pressée,
D’attendre l’attardé, le prenant par le bras.
Ce fantastique monde, où travail et talent,
Auront leur récompense et où les moins doués,
Eux le sauront d’instinct, qu’on peut être plus lent
Sans que pour tout autant, on demeure échoué.
Une belle planète, de tous, en location,
Que nous devrons transmettre à nos petits-enfants,
Pour laquelle on aura, tous au moins l’ambition,
D’avoir tout conservé, jusqu’à ses éléphants.
La plus belle des iles, au milieu de la mer,
Où il nous est permis, de jouir du soleil,
Alors que de partout, il est cause d’amer
Et que rien que pour nous, il montre ses merveilles.
Alors vite créons ce nouveau paradigme,
Recherchons l’équation, de ce nouvel aplomb ;
Nous avons là déjà, le pourquoi de l’énigme
Et chassons cet automne de tous ses sanglots longs.
Les violons sur nos toits sont déjà plein d’émoi. !
Juin 2014