Une fenêtre qui se ferme
Sur un passé évanoui,
Plein de regrets bien trop enfouis,
Pour ne pas trop laisser de germes.
Un moins d’arrêt, là sur ma faim,
Un rideau noir là sur ma scène
Descendu comme un geste obscène,
Pour m’annoncer que c’est la fin.
Un matin gris de bout de nuit,
Un mauvais soir d’un bien beau jour,
De la piste un tout dernier tour,
Avant le grand vide et l’ennui.
Un point final à mes annales,
Un cul de sac à mes micmacs,
Après l’adret, le terne ubac,
De mes sommets, la terminale.
L’estuaire de ma rivière,
De tous mes sens leur confluence,
Et de mon eau l'évanescence,
Alors qu’arrive la dernière.
Mon infini redéfini,
Mon horizon déjà atteint
Et mon soleil là qui s’éteint
Pour m’annoncer que c’est fini !
Un bow-window qui là est clos,
C’est un autre là qui s’entrouvre,
D’autres matins que l’on découvre,
Sur un demain qui là, éclot.
décembre 2012