D’aussi loin, que la nuit des temps,
Le récit du bon sens humain,
Tordu par tant de charlatans,
A pris l’ornière des chemins.
Notaires, élus, curés, mollah...
Tous l’avaient si bien emmêlé,
Que de craindre tant l’au-delà,
Tout a fini par s’envoler.
Enfermé dans des tas de lois,
Pris dans les rets d’incessants codes,
Anesthésié de par l’emploi,
On a muté en ostracode,
Habitué à obéir,
Privé à jamais de passion,
Incapable de tressaillir,
On s’est mis à la soumission.
Là à la botte d’une élite,
Obnubilée par le pouvoir,
Il faudrait de la dynamite,
Pour bien revoir tous nos avoirs,
S’affranchir de toutes ces chaines,
Rejeter tous ces préjugés,
Qui des valeurs, en quarantaine,
Nous interdisent de changer.
De cette morale hypocrite,
Imposée par des bien-pensants
Aux usages de sybarites,
Il vaudrait bien mieux, vivre, sans !
Est enfin venu le moment,
D’ouvrir la porte de la cage,
De se comporter autrement
Et descendre de nos nuages,
Pour inventer d’autres modèles,
En chassant cette chattemite
Et qui saurait donner des ailes,
À ce qui ne tient plus du mythe !
novembre 2013