Dans la chambre où le lit, racontait son histoire
Et où les volets clos, avaient filtré ses cris,
Le silence de l’après, joué en offertoire,
Résonnaient de ces mots, que jamais on n’écrit.
Les draps tout essoufflés de tant de courses folles,
Tout en dessus dessous, reprenaient leurs esprits,
Sachant bien entendu, que pour ces girandoles,
Même par devers "soie", ils paieraient le prix.
Les oreillers aussi, anéantis, brisés,
Ne trouvaient plus les mots, à mettre sous leurs plumes
Tant de partout des corps, les avaient écrasés.
Le sommier, quant à lui, bien content de son sort,
Tous ces ébats finis, cachait son amertume,
Ne faisant plus grincer, l’enfer de ses ressorts ;
Tous ces délits de lit, ne vont pas à l’oubli…
Moietmoi Novembre 2013
(D'après le lit défait d'E. Delacroix)