C’est vrai que côté pile, à voir tous ces barbares
Déferler sur nos villes, a de quoi nous crisper,
Les voir tout envahir, entrant là sans frapper
A changer nos cités en des châteaux cathares.
Venir là, profiter, sans jamais rien donner,
D’arcanes élaborées, bâties que sur du sable,
A de quoi susciter que du désagréable,
Tant leur dérèglement peut les déboulonner.
Mais il est vrai aussi, que sur le côté face,
Voir tous ces pauvres gens rechercher la lumière,
Papillons attirés par l’air de nos frontières,
Fait qu’on n’est pas content de se, voir dans la glace !
Aujourd’hui je l’avoue, je ne sais plus du tout,
Ce qui est bien ou mal, entre ce pile ou face
Et quel que soit le choix, je sens bien, la menace,
Que ce triste dilemme, apportera partout ;
Et pour tous ces malins, pris dans leurs turpitudes,
Grands donneurs de leçons, du bout de leurs extrêmes
Dans ce pile et ce face, à eux ce court poème,
Pour qu’ils puissent s’étouffer, avec leurs certitudes,
L’empire est à sa fin, et le pire lui a faim !
octobre 2013