Alors que ce qu’on doit, atteint ce qu’on produit,
Alors que la créance, en dehors de nos mains,
Plus vite qu’on ne croit, surement nous conduit,
Vers un immense mur, au bout de ce chemin.
Alors que se resserre, autour de notre cou,
La corde qui demain, nous fera tous sauter,
Alors qu’on continue, sans bien voir le licou,
Que déjà sur nos têtes, on peut voir voleter,
Certains, pour le pouvoir, creusent toujours le trou,
N’ayant en avenir que leur réélection,
Ne se souciant de rien, hélas, ni peu ni prou,
Incapables d’avoir quelque circonspection.
Citoyens, il est temps de regarder en face,
Où ces irresponsables fourvoient notre nation,
On doit, si nous voulons, conjurer la menace,
Que nous n’attendions plus leurs pollicitations.
Mettons les sous tutelle, entre des mains nouvelles,
Virons ces cumulards, ces pros du grand manège,
Donnons à nos enfants, pour demain d’autres ailes,
Effaçons à jamais, ces gens des privilèges.
Du bout de leurs extrêmes, appliquons le balai,
Reconstruisons l’appui de la démocratie,
Chassons ces profiteurs et leurs intérêts laids
Et bannissons le temps de la voyoucratie.
Il faut réinventer les jardins du futur,
Nous ne les ferons pas avec de vieux limons,
Ne suffisent plus là, que les déléaturs,
C’est bien par les brûlis qu’on refera nos monts.
Mirabeau et Mounier, Desmoulins et Bailly,
Que n’êtes-vous plus là, pour allumer le feu
Qui abstergea les champs de notre beau pays
Et qui jusqu’à ce jour nous rendit si heureux ;
Deux siècles de bonheur, veut qu’on se mette à l’heure !
septembre 2013