Moi, je serais de gauche et des verts, à la fois,
S’il n’y avait pas là, ces hommes d’autrefois,
Ces hâbleurs, ces menteurs, pourfendeurs des valeurs,
Qui avec les bons mots, ne sont jamais à l’heure.
Je serais de là-bas, non pas pour l’utopie
D’une lutte de classe, aux murs bien décrépis,
Ni pour revendiquer, que c’est l’endroit du cœur
Et encore bien moins pour montrer ma rancœur.
Je porterais bien haut l’étendard de la cause
Pour une vraie justice où on fait et on ose,
Où s’enrichir un peu, n’est pas un sacrilège
Et où on reverrait, de tous, les privilèges.
Je serais à senestre, et même plus encore,
Si on savait donner à mon pays l’essor ;
Si on ne voyait pas l’entreprise, en bandit
Et si toutes leurs lois comptaient moins d’interdits.
Je revendiquerais l’héritage à Jaurès,
S’il n’y avait pas là ces devoirs qu’ils transgressent,
Tous ces parlementaires à courir les mandats
Et à bloquer le temps sur leurs seuls agendas.
Même pas peur demain, d’être appelé gauchiste,
Si ce mot rime encore, avec quelqu’ humaniste ;
Hélas, depuis Staline et son humanité,
J’ai peur que tous mes vers, manquent de liberté.
Je n’aime pas c’est vrai, ces donneurs de leçons
Qui croient que la vertu s’élève avec le son,
Racontant que le peuple est leur tasse de thé,
Alors qu’ils l’apprécient, lui, que quand il se tait.
Je serais bien de gauche et plus du tout à droite,
Si toute cette clique, étant si maladroite
Ne me dégoutait pas, de voir la politique,
Avec tous ces excès, que comme un affreux cirque
Et si venant de dextre, on attendait plus rien,
On rêvait à bâbord, d’un bord fait d’ autres liens ;
C’est pour ça que l’on est, encore plus déçus,
Qu’à grands coups de promesses, ils nous aient fait cocu !
octobre 2013