Au zoom de mes grands yeux, je ne vois plus le loin,
Masqué par la forêt que fait grandir mon proche,
Mon horizon décroit et vers moi se rapproche,
Me mettant à sa ligne après mon dernier point.
Je ne vois plus la mer qu’à la jetée du port
Et même tous mes rêves ont leur fin sur la grève
Où ma vue de grand large a son temps qui s’achève,
Alors que je n’ai pas tiré le moindre bord.
Moi qui ai fait l’effort de me tenir debout,
Afin de voir là-bas la beauté des confins,
L’heure met à mes pieds, ce qui devient mon bout.
Le contigu me tue au nom de la vertu,
L’adjacent sous-jacent me laisse sur ma faim,
M’empêchant de saisir des bouquets d’impromptus.
Voir dessus le guidon, serait mon plus beau don !
juillet 2012