Posés en porte à faux dans les mains du destin ;
De cette acrobatie, m’arrivent ainsi mes vers,
Romancés au parfum d’une glace sans tain.
Je regarde le monde avec les yeux de l’âme,
Ressentant tous les sons de ses moindres frissons,
Que j’affuble de rimes, en tristes épithalames,
N’osant les affirmer qu’au nom de mon besson !
Je vois des muses blondes au bout de mon stylo
Me donnant les idées de mes pauvres sonnets,
Devenir de mon île, un dernier tombolo.
Ma tête n’est que lai , pantoum et prosodie,
Je voudrais du Parnasse en toucher les sommets,
Mais tout ce que j’écris, n’est que glossolalie,
Tous les fruits de ma harpe étant trop holocarpes !
Moietmoi février 2011