Photo: Patrick wecksteen www.wecksteen.fr
J’escamote mes mots derrière des femmes nues,
Craignant que sous le vers se voit mieux mon émoi,
Je borde mes sonnets, d’affiches d’avenues
Pour dans ma poésie, sourire un peu de moi.
Je cache sous des culs, tous mes plus beaux quintils,
Pour m’éviter de croire au sérieux de la chose,
Je mets sous la ceinture mes rimes et mon style
Pour respecter la dose de mes pleurs et mes roses.
D’un corps déshabillé, j’atténue les idées,
Egarant le passant, sous des frivolités,
D’une hanche et d’un sein, j’essaye de farder,
Ce qui bout dans mon lai de vraie réalité.
Des actes décalés j’aime le saugrenu,
Faire pousser des fleurs au milieu des allées,
Aux portes de l’enfer, souhaiter la bienvenue,
Et penser que la mort est juste un pis aller !
Et à tous ces chagrins, trouvant cela vilain,
D’illustrer mes écrits avec ces jolis thèmes,
Qu’ils me disent pourquoi ils n’y voient que du moins
Quand là n’est que prétexte à lire des poèmes.
De tous temps l’art du nu a choqué l’ingénu !
Moietmoi février 2011